Maxi dynamique pour le multisupport

Elle reste l’un des produits d’épargne favoris des Français : si l’assurance-vie a été délaissée au profit du livret A durant la première crise sanitaire, la bouderie aura été de courte durée. 2021 a montré un regain d’intérêt pour ce type de placement : l’assurance-vie a même connu en octobre son meilleur mois depuis 2 ans avec une collecte nette de 2,7 milliards d’euros selon la Fédération Française de l’Assurance. Le produit évolue, et les épargnants semblent avoir pris un nouveau virage en plébiscitant dorénavant l’assurance-vie multisupport ou assurance vie en UC (Unités de Compte). Quels sont ses principes et avantages ? 

Fiscalité attractive, taux intéressants, sécurité mais aussi flexibilité selon la formule, autant d’atouts qui expliquent son succès : 45 % des ménages français détiennent au moins un contrat d’assurance-vie. Pour en comprendre le fonctionnement, il faut savoir que l’enveloppe d’épargne peut être investie dans différents types de fonds : 

  • Le fonds en euros, garanti par l’assureur.
  • Les actifs financiers et immobiliers, comme les SCPI, les SICAV, les actions et obligations par exemple.

Par ailleurs, l’épargnant pourra choisir entre deux types de contrats : 

  • L’assurance-vie monosupport : l’intégralité du capital est investie dans le fonds sécurisé en euros.
  • L’assurance-vie multisupport : le capital est divisé en parts, qui pourront être placées sur des supports d’investissement diversifiés.

C’est cette deuxième formule qui depuis quelques années attire particulièrement les Français lorsqu’il s’agit de choisir une assurance-vie : ils sont 18 millions à avoir opté pour les UC. Ces fonds réunissent ainsi 41 % des capitaux investis en assurance-vie. 

Caractéristiques du multisupport

Il s’agit d’une formule qui associe les deux types de placements : le fonds en euros, auquel sera dédiée une partie du capital, et d’autres fonds, via des parts (les UC) investies dans diverses solutions financières au choix de l’épargnant.

Ainsi, tout comme pour une assurance monosupport, la part versée sur le fonds en euros garantira, à échéance du contrat, la restitution du capital investi (après déduction des frais d’entrée et de gestion) ainsi que les intérêts générés durant la période de placement. En parallèle, le volet investi en UC permettra des perspectives de rentabilité plus intéressantes, mais soumises aux aléas du marché.

Tout est donc une question de rapport bénéfice/risque, que l’assuré pourra moduler selon son capital, son âge, et son degré d’acceptation de la prise de risque : investissement en fonds sécurisé et en UC à parts égales, placement majoritaire en fonds sécurisé, ou placement majoritaire en UC. Le minimum requis est généralement un investissement de 30% en UC.

Les raisons du succès 

La rentabilité 

C’est principalement ce qui attire les Français, à l’heure où le rendement du fonds en euros s’amenuise drastiquement : les prévisions annoncent 1,1 % en moyenne pour l’année 2021.

Concernant les placements en Unités de Compte, les résultats dépendent à la fois des types de fonds choisis et du profil du contrat. Le Revenu, magazine spécialisé dans la finance, prévoit pour certains contrats multisupports dits équilibrés (50 % d’unités de compte) un rendement moyen jusqu’à 5 %. Leur estimation pour les profils dits prudents (30 % d’unités de compte) tourne autour de 3 %. Cependant, il faudra attendre le début de l’année 2022 pour disposer de chiffres vérifiés.

La diversification des actifs 

Que l’objectif de l’épargnant soit la rentabilité ou la sécurité, il peut se positionner sur une grande variété de produits. Des centaines de fonds sont accessibles sur le marché. Le choix de l’assureur, de la banque ou de la société de gestion déterminera l’ampleur de l’éventail proposé. Le risque financier peut ainsi être ventilé sur divers secteurs et plusieurs zones géographiques.

Une stratégie modulable

Selon la situation de l’épargnant et l’avancement du contrat dans le temps, il sera possible de se repositionner sur une gestion prudente pour sécuriser les acquis, ou sur une prise de risque plus importante pour dynamiser son épargne. 

La souplesse de la gestion

A chaque assuré son profil et ses besoins : il existe donc plusieurs formules pour gérer son assurance-vie multisupport : prise en charge intégrale par l’assureur (gestion dite déléguée), prise en charge selon un profil-type choisi par l’assuré (gestion dite profilée), gestion par l’assuré lui-même avec le bénéfice d’un service de conseil proposé par l’assureur (gestion dite conseillée) et enfin, gestion libre, pour laquelle l’épargnant effectue lui-même le suivi de ses placements. 

En termes d’inconvénients, c’est bien évidemment la risque de perte de capital qui est à mettre en avant, comme pour tout produit financier soumis aux incertitudes du marché. Avec les placements en UC, seul le nombre de parts (et non leur valeur) est garanti par la société de gestion. Les performances peuvent ainsi varier positivement ou négativement au gré des situations économiques. 

Auteur : Mickael

Spécialisé dans le digital, Mickael possède un master en gestion des entreprises de l’université de Strabourg. Passionné des nouvelles technologies, il apporte son expertise dans ce milieu qui passionne de plus en plus de monde.