Retraite : ouvrir un PER peut vous faire économiser jusqu’à 4 537€ par an

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Ouvrir un PER à la retraite pour alléger sa fiscalité

Le Plan d’épargne retraite (PER) a été pensé pour préparer la fin de carrière. Pourtant, de plus en plus de retraités envisagent d’en ouvrir un après avoir quitté la vie active. Le cadre légal le permet, et l’intérêt fiscal reste réel pour certains profils. Mais ce placement a-t-il encore du sens une fois la retraite entamée ? Voyons tout cela ensemble.

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Un produit ouvert à tous les âges, sous réserve des contrats

La loi ne fixe aucune limite d’âge pour la souscription d’un PER. En pratique, il est donc possible d’en ouvrir un après 65 ans, à condition que l’assureur l’accepte. Certains contrats imposent néanmoins un âge plafond pour la souscription ou les versements, par précaution actuarielle.

Cette liberté d’accès distingue le PER des anciens dispositifs comme le PERP ou le Madelin retraite. Pour un retraité disposant encore de liquidités, il peut représenter une solution d’épargne complémentaire, surtout si la fiscalité reste lourde.

Un outil d’optimisation fiscale pour les retraités imposables

Même à la retraite, le PER conserve un intérêt fiscal : les versements effectués sont déductibles du revenu imposable. Cette mécanique peut alléger l’impôt, notamment dans les premières années où certains perçoivent encore des revenus d’activité ou de patrimoine, ou lorsque leurs revenus à la retraite franchissent le seuil fiscal.

Les profils concernés sont généralement :

  • Les retraités en cumul emploi-retraite
  • Ceux déclarant des loyers ou des dividendes
  • Les foyers restant dans une tranche d’imposition élevée

Dans ces cas, le PER agit comme un levier fiscal temporaire plus que comme un véritable produit d’épargne long terme.

Un plafond réduit mais cumulable

Sans revenus professionnels, le plafond de déduction repose sur le montant forfaitaire minimal : 4 537 € en 2025. Ce plafond peut se cumuler sur trois ans s’il n’a pas été utilisé, et un amendement du projet de loi de finances 2026 prévoit d’étendre cette période à cinq ans.

AnnéePlafond minimal de déductionCumul possible
20234 114 €Oui
20244 399 €Oui
20254 537 €Oui

Le montant applicable figure sur l’avis d’imposition du foyer fiscal.

Une épargne accessible immédiatement

Contrairement à un PER ouvert avant la retraite, celui souscrit après le départ n’est pas bloqué. Le titulaire peut récupérer son capital ou opter pour une rente viagère à tout moment. L’intérêt réside donc dans la combinaison entre déduction fiscale à l’entrée et disponibilité rapide des fonds.

Ce fonctionnement attire les retraités qui souhaitent :

  • Placer une somme ponctuelle (vente immobilière, héritage)
  • Réduire temporairement leur impôt
  • Conserver la liberté de disposer de leur épargne

Un cadre réglementaire encore stable

Un amendement discuté dans le budget 2026 envisageait de rendre obligatoire la liquidation du PER dès l’âge légal de départ. Rejeté par la suite, il ne remet donc pas en cause la possibilité d’ouvrir ou d’alimenter un PER à la retraite.

Le dispositif conserve ainsi son attrait : un outil fiscal flexible pour les retraités encore imposables, plus proche d’un placement de gestion patrimoniale que d’une épargne de long terme.

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