Revalorisation de l’allocation chômage : montants, modalités et dates

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Découvrez le montant de l'augmentation de l'allocation chômage

La nouvelle vient d’être annoncée par le gouvernement : à partir du 1er juillet, les demandeurs d’emplois bénéficiant d’une indemnisation verront le montant de cette dernière augmenter de 2,9%. Vous trouverez plus de détails sur la revalorisation de l’allocation chômage en poursuivant votre lecture.

Augmentation du montant de l’allocation chômage

Après le SMIC, c’est au tour de l’allocation chômage d’être revalorisé. 95% des demandeurs d’emplois, soit environ 2,1 millions de personnes, verront le montant de leur indemnisation augmenter de 2,9%. Cette revalorisation est un avant-goût du projet de loi sur le pouvoir d’achat, qui sera présenté le 6 juillet au Conseil des ministres et évalué le 18 juillet. En effet, cette mesure ainsi que toutes les prochaines revalorisations ont pour but de lutter contre l’inflation, qui selon une première estimation de l’INSEE, atteint 5,8% en juin.

Comment cette revalorisation va-t-elle impacter votre allocation chômage ? Voici le détail de l’évolution de cette aide :

  • Le montant minimal de l’allocation passe à 30,42€ par jour, contre 29,56€.
  • La partie fixe de l’allocation d’aide au retour à l’emploi passe à 12,47€ par jour indemnisé, contre 12,12€.
  • Le montant minimal de l’allocation d’aide au retour à l’emploi formation passe à 21,78€ par jour, contre 21,17€.
  • Le montant de l’allocation journalière relatif à l’application du coefficient de dégressivité passe à 87,65€.
  • Le plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité passe à 61,36€.

Ainsi, 1,9 million d’allocataires indemnisés depuis plus de 6 mois, sont concernés par l’augmentation des salaires journaliers de référence. Les 200 000 autres allocataires ne bénéficieront que de la revalorisation de l’allocation minimale et de la partie fixe.

Une revalorisation insuffisante

La revalorisation de l’allocation chômage est jugée insuffisante par le Comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires, en face de la baisse du pouvoir d’achat des français.

En effet, la hausse serait inférieure de 1,1 point à celle qui devrait s’appliquer aux prestations sociales. Alors que les organisations d’employeurs proposaient seulement une revalorisation de + 1,8%, le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises, ainsi que l’Union des entreprises de proximité ont fini par s’accorder sur les 2,9% qui s’appliqueront dès le 1er juillet. Or, les organisations syndicales attendaient plutôt une revalorisation de +8%, pour faire face à la future inflation.

Auteur : Julie

Maman d'une petite fille, j'écris sur des sujets liés à la grande distribution, la finance, l'économie et l'investissement.