Nouveaux billets en euros : à quoi ressembleront les futures coupures de 5 à 200 € ?

Un passant examine des billets en euros dans une rue européenne moderne
La BCE prépare une nouvelle série de billets, avec une décision finale attendue en 2026.

Vos billets en euros vont changer de visage, et pas juste pour faire joli. La Banque centrale européenne prépare une nouvelle série de coupures de 5 à 200 €, avec des motifs entièrement repensés et une décision finale annoncée pour 2026. L’idée, c’est de garder l’argent liquide attractif, tout en modernisant l’identité visuelle commune de la zone euro. Deux grandes directions sont sur la table, et elles n’ont rien à voir avec les ponts et fenêtres actuels. D’un côté, la culture européenne avec des figures connues et des scènes de vie. De l’autre, fleuves et oiseaux, une série plus « nature » qui mettrait aussi en avant des institutions européennes au verso. Le changement ne se fera pas du jour au lendemain, et vos billets actuels ne vont pas devenir inutilisables d’un coup.

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La BCE retient deux thèmes: décision finale annoncée en 2026

La BCE a réduit sa shortlist à deux thèmes, « La culture européenne: un héritage commun » et « Fleuves et oiseaux: force et diversité ». Après une phase de consultation du public, l’institution a demandé à un groupe d’experts de traduire ces idées en motifs précis, recto et verso, pour chaque valeur, 5, 10, 20, 50, 100 et 200 €.

Prochaine étape, un concours européen de design, ouvert sur la période en cours, avant une décision finale sur « l’identité » des billets en 2026. Christine Lagarde met en avant l’objectif de symboliser une identité européenne commune, tandis que Piero Cipollone insiste sur l’attachement aux espèces et sur une mise à l’honneur de l’histoire partagée et de l’environnement.

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Un point à garder en tête: le calendrier réel. Même une fois les visuels validés, la fabrication et la mise en circulation prennent du temps. On l’a déjà vu avec la série « Europe« , introduite progressivement, du 5 € en 2013 au 200 € en 2019. Donc oui, ça bouge, mais non, on ne va pas se réveiller demain avec un portefeuille « périmé ».

Maria Callas, Beethoven, Marie Curie: la piste « culture européenne » détaillée

Si le thème culture européenne est choisi, la BCE a déjà listé des exemples très concrets. Le 5 €  pourrait afficher Maria Callas au recto, avec au verso des artistes de rue, musique, danse, théâtre, devant des passants. Le 10 € mettrait Ludwig van Beethoven, et au verso un choeur d’enfants et de jeunes adultes lors d’un festival.

Le 20 € s’appuierait sur Marie Curie (née Skodowska), avec une scène d’enseignement au verso, une prof et des étudiants, cahiers et livres sur les bureaux. Le 50 € évoque Miguel de Cervantes, et au verso une bibliothèque où des adultes lisent sur papier ou numérique, pendant que deux enfants tentent d’attraper un livre sur une étagère.

Sur le papier, c’est lisible et très « humain ». La nuance, c’est que ce choix peut aussi déclencher des débats sur la représentation: quels pays, quelles figures, quels équilibres ? La BCE cherche un symbole commun, mais l’Europe est vaste, et chaque visage sur un billet devient rapidement plus qu’un dessin, un signal culturel et politique, même si l’objectif affiché reste l’unité.

Fleuves et oiseaux: paysages, espèces et institutions au verso

L’autre option, c’est fleuves et oiseaux. Là, chaque billet associe un paysage européen à un oiseau, et place au verso une institution. Le 5 € parle de « source de montagne » avec un tichodrome échelette, et le verso mentionne le Parlement européen. Le 10 € montre une chute d’eau et un martin-pêcheur, avec la Commission européenne au verso.

Le 20 € propose une vallée encaissée avec une colonie de guêpiers d’Europe, et le verso renvoie à la BCE elle-même. Le 50 € affiche des méandres et une cigogne blanche, avec la Cour de justice de l’Union européenne. Le 100 € se place à l’embouchure, avec une avocette et le Conseil européen, tandis que le 200 € bascule en paysage marin, un fou de Bassan au-dessus des vagues, et la Cour des comptes européenne.

Ce thème a un avantage: il évite la bataille des « grands noms », tout en gardant un fil narratif clair. Mais il a aussi un risque, paraître plus froid ou trop institutionnel pour une partie du public. Dans tous les cas, l’objectif reste le même: des billets qui parlent d’Europe au quotidien, tout en continuant à circuler longtemps, même quand une nouvelle série arrive.