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À quelques semaines de la fin d’année, nous pouvons affirmer sans crainte que 2019 aura été une année faste pour l’or. Si le cours de ce métal précieux touchait le fond vers la fin du mois de septembre en affichant un prix proche de 1 000 € l’once, il a effectué une remontée spectaculaire.
2019 : une année qui a vu s’envoler le cours de l’or
En effet, de janvier à août 2019, le cours de l’or a connu une forte hausse. En 7 mois, il a augmenté de 30 %. Dans la dernière semaine du mois d’août, il atteint un record historique et passe au-dessus de la barre de 1 400 € l’once, bien loin de la résistance des 1 387 € de 2012.
Si le cours de l’or est redescendu depuis, il culmine encore à des niveaux encore très avantageux pour les amateurs de ce type de placement. Selon certains analystes, l’or n’est pas prêt de perdre de valeur de sitôt et son cours restera au-dessus des 1 300 € d’ici le deuxième trimestre de l’année 2020.
Il semblerait donc que le moment est particulièrement opportun pour vendre son or. Pour ce faire, vous pouvez vous rapprocher des réseaux bancaires, des bijouteries ou encore des comptoirs physiques ou en ligne d’achat d’or à Paris ou dans la ville de votre choix. Depuis le mois de décembre 2018, les échanges ont d’ailleurs augmenté là encore de près de 30 %.
En ce qui concerne le prix, l’acheteur séparera au préalable l’or pur des autres éléments tels que les alliages et les ornements s’il s’agit de bijoux. Il calculera ensuite le prix en fonction du poids et de la qualité de l’or. Pour rappel, la qualité de l’or est estimée en carats.
S’il s’agit d’or dit « boursable » c’est-à-dire pouvant être côté en bourse à l’instar des lingots et des pièces Napoléon, le prix est évalué en prenant en compte le cours de l’or ainsi que la prime qui reflète la demande de ces types de produits. Cette prime augmente considérablement lorsque la demande est forte mais que l’offre est rare.
2019 : une conjoncture économique et géopolitique favorable
Depuis toujours, l’évolution du cours de l’or est intimement liée aux instabilités économiques ou géopolitiques mondiales. Véritable valeur refuge et anticyclique, l’or est un placement apprécié du fait qu’il conserve sa valeur indépendamment des événements extérieurs. Il permet ainsi de protéger son patrimoine et garantit une certaine sécurité même en période de crise financière, et ce, contrairement à certains placements tels que la bourse ou encore les cryptomonnaies.
Lorsque les incertitudes économiques et géopolitiques deviennent prononcées, les investisseurs délaissent les autres types de placement, comme ceux sur l’immobilier ou plus généralement ceux qui sont spéculatifs, au profit de l’or. Au premier trimestre de cette année 2019 par exemple, la Russie a fait l’acquisition de 55 tonnes d’or tandis que la Chine en a acheté 33 tonnes. Au total, les banques centrales se sont approvisionnées en une quantité impressionnante d’or, 650 tonnes plus précisément, la plus grande quantité jamais achetée durant les 60 dernières années.
Outre cela, de nombreux événements ont favorisé la flambée du cours de l’or durant cette année 2019. C’est le cas entre autres :
- des tensions économiques commerciales entre les États-Unis et la Chine ;
- de la mise en place du Brexit ;
- de la défiance des pays de l’Est à l’égard du dollar ;
- de l’instabilité politique au Vénézuéla ;
- des instabilités sociales en France ;
- des dettes de l’Italie qui pour rappel est la 4e économie européenne.
À cela s’ajoute également les taux d’intérêt bas, parfois même négatifs, des placements obligataires qui n’offrent donc plus de meilleurs rendements que l’or. Or, ce sont un peu moins de 11,63 milliards d’euros d’obligations qui ont affiché des rendements négatifs en 2019.
De manière générale, il faut savoir que lorsque le cours de l’or est au plus haut, la bourse quant à elle est au plus mal. Et inversement. Par ailleurs, certaines périodes de l’année sont propices à la hausse du cours de l’or. C’est le cas notamment de la période avant les fêtes de fin d’année, de la saison des mariages en Inde ou encore du Nouvel An chinois.
Ce qu’il faut savoir pour bien vendre son or
Comme dans toute vente de valeur, la règle est d’acheter lorsque les prix sont au plus bas et de vendre lorsque les prix sont au plus haut. L’idéal étant de vendre lorsque la différence entre le poids de l’or et sa valeur marchande est élevée.
En France, il n’y a plus de Bourse officielle de l’or depuis une quinzaine d’années maintenant. Le cours de l’or est désormais aligné sur le cours de l’once à Londres qui est la référence mondiale en la matière. Pour rappel, une once d’or équivaut environ à 31 grammes. Et le montant affiché désigne le prix d’achat de l’once de lingot d’or pur, c’est-à-dire de 24 carats. Cela va de soi que si votre or est de moindre carat (8, 9, 14, 18 ou 22 carats), vous ne profiterez pas du même prix.
Il faut également savoir que vous serez taxé si la vente de votre or vous rapporte plus de 5 000 €, s’il s’agit de bijoux. En ce qui concerne l’or d’investissement, autrement dit les lingots et autres pièces Napoléon, une taxe forfaitaire de 11,5 % sur le prix d’achat de l’or vous sera prélevée. Cependant, vous pouvez également opter pour une taxation à 36,2 % de la plus-value si vous disposez d’un document qui peut attester du prix d’origine de l’or.
Comme le cours de l’or fluctue quotidiennement, il est important de se tenir informé régulièrement en ce qui concerne ce paramètre pour tirer le maximum de profit de la transaction. D’autant plus qu’il est désormais facile de suivre les cours des métaux précieux, notamment celui de l’or, grâce aux nombreux sites dédiés sur internet. Toutefois pour anticiper un mouvement haussier, il faut également se tenir informé des événements qui peuvent influer sur le cours de l’or.
Pour éviter les arnaques ou toute autre déconvenue, il est recommandé de réaliser les transactions auprès d’un professionnel fiable qui a idéalement pignon sur rue. Faites l’effort de vous déplacer pour vendre votre or, vous pourrez ainsi repartir avec si l’offre ne vous convient pas.
Rédacteur en chef et informaticien de métier, je m’intéresse plus généralement aux produits de grande consommation et tout ce qui touche au pouvoir d’achat et au business