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Depuis le 1er janvier 2026, un changement réglementaire modifie les règles de calcul des aides personnalisées au logement. Un décret publié au Journal officiel gèle plusieurs paramètres déterminants, sans tenir compte de l’inflation. Des allocataires aux revenus pourtant stables peuvent perdre tout ou partie de leurs APL, y compris des ménages modestes et des étudiants. Décryptage.
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Un durcissement discret des règles de calcul
Le texte réglementaire entérine le gel de deux éléments centraux du calcul des aides versées par la Caisse d’allocations familiales.
Contrairement aux pratiques habituelles, ces paramètres ne sont pas revalorisés malgré la hausse du coût de la vie mesurée par l’Insee. Cette décision modifie l’accès aux APL sans modifier formellement les barèmes.
Les conséquences concrètes de ce gel se résument à plusieurs situations fréquentes :
- Une légère augmentation de revenus peut suffire à dépasser les seuils
- Des allocataires auparavant éligibles voient leur aide diminuer progressivement
- Certains foyers sortent totalement du dispositif sans amélioration réelle de leur niveau de vie
D’ailleurs, la CAF annonce un « versement exceptionnel » le 7 avril prochain.
Le forfait étudiant maintenu malgré l’inflation
Le forfait étudiant sert de base pour apprécier les ressources des étudiants dans le calcul des APL. En 2026, il reste identique à celui de l’année précédente. Cette absence de revalorisation, alors que l’inflation dépasse 1 %, fragilise les étudiants qui cumulent logement cher et revenus modestes.
Les plafonds de ressources applicables restent inchangés, quel que soit le contexte économique :
| Situation de l’étudiant | Plafond annuel de ressources |
|---|---|
| Étudiant non-boursier en logement classique | 8 600 € |
| Étudiant boursier en logement classique | 6 900 € |
| Étudiant non-boursier en foyer | 6 600 € |
| Étudiant boursier en foyer | 5 400 € |
Près de 800 000 étudiants perçoivent une aide au logement chaque année. Selon plusieurs analyses relayées par Boursorama, le maintien de ces plafonds pourrait exclure une partie d’entre eux, notamment ceux dont les revenus augmentent marginalement via un emploi étudiant.
Le gel du paramètre R0 touche la majorité des foyers
Le paramètre R0 correspond au niveau de ressources en dessous duquel un ménage bénéficie du montant maximal d’APL. En 2026, ce seuil reste figé. Près de cinq millions de foyers sont directement concernés, en particulier ceux dont les revenus ont légèrement progressé entre 2025 et 2026.
Les plafonds applicables demeurent ceux de l’an passé :
| Composition du foyer | Plafond annuel de ressources |
|---|---|
| Personne seule | 5 235 € |
| Couple sans personne à charge | 7 501 € |
| Personne seule ou couple avec une personne à charge | 8 947 € |
| Personne seule ou couple avec trois personnes à charge | 9 498 € |
Ce gel n’entraîne pas toujours une suppression immédiate des APL. La baisse est progressive, proportionnelle au dépassement du seuil. Les ménages situés juste en dessous des plafonds précédents figurent parmi les plus exposés à une diminution sensible de leur aide en 2026.
Maman d’une petite fille, j’écris sur des sujets liés à la grande distribution, la finance, l’économie et l’investissement.