Pénurie de carburant : TotalEnergies concentre les ruptures – attention aux pompes à sec !

Automobilistes face à une pompe fermée dans une station-service moderne
Les ruptures touchent surtout le diesel, avec des stations contraintes de fermer des pompes.

Files qui s’allongent, pistolets condamnés, affiche « gazole indisponible » scotchée sur la pompe, vous l’avez peut-être déjà vu près de chez vous. Le point marquant, c’est qu’une enseigne ressort nettement des signalements de ruptures: TotalEnergies. Pas de pénurie généralisée annoncée, mais des stations qui passent régulièrement « à sec », avec un effet domino sur les automobilistes qui se rabattent ailleurs. Le carburant le plus sous tension, c’est le diesel. On parle d’environ 300 stations en rupture sur le gazole, soit trois fois plus qu’en temps normal. Résultat, si vous avez l’habitude de faire le plein dans une station TotalEnergies, surtout parce que c’est souvent moins cher, vous risquez de tomber sur une pompe fermée, et de perdre du temps à enchaîner les stations.

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TotalEnergies subit davantage de ruptures, surtout sur le diesel

Les ruptures restent « contenues » à l’échelle du pays, mais elles se concentrent davantage sur TotalEnergies, d’après les constats relayés sur le terrain. La logique est assez simple, quand une enseigne attire beaucoup de monde, elle vide plus vite ses cuves, et le moindre retard d’approvisionnement se voit tout de suite. Dans plusieurs villes, des automobilistes décrivent des pompes fermées pour le week-end, ou un seul pistolet diesel encore disponible.

Le point noir, c’est le gazole. Le niveau de rupture est donné à environ 300 stations en difficulté sur le diesel, soit trois fois plus qu’habituellement. Concrètement, ça se traduit par des stations qui n’ont plus qu’un carburant sur deux, ou plus de diesel du tout, alors que l’essence peut rester disponible. Et pour les gros rouleurs, artisans, infirmiers à domicile, livreurs, ça tape vite sur l’organisation.

Mauvaise nouvelle : votre plein pourrait coûter beaucoup plus cher en 2026 (voici pourquoi)

Ce n’est pas la première fois que l’enseigne se retrouve en première ligne. En octobre 2022, lors des grèves dans les raffineries et des remises à la pompe, les stations TotalEnergies avaient déjà été parmi les premières touchées par les ruptures. Petite nuance utile, ça ne veut pas dire que « tout Total » est vide partout, mais que la probabilité de tomber sur une station à sec est plus élevée dans ce réseau que dans d’autres, au même moment.

Le plafonnement à 2,09 € attire les automobilistes et vide les cuves

Dans plusieurs stations, la tension est liée à un mécanisme très concret: quand le prix est bas, tout le monde converge. TotalEnergies a plafonné ses prix jusqu’à la fin mars, avec un repère cité à 2,09 € sur certains sites. Dans une station à Strasbourg, des automobilistes expliquent patienter parce que la différence avec des prix à 2,30 ou 2,40 € ailleurs vaut l’attente.

Le calcul est vite fait et il ressort dans les témoignages. Un conducteur évoque un plein de 70 litres, avec 0,20 d’écart par litre, soit 14 € d’économie. Sauf que ce comportement, multiplié par des dizaines de voitures, crée un embouteillage à la pompe, et accélère la rupture. C’est le côté moins agréable du « bon plan », tu gagnes à la pompe, mais tu perds en temps, et parfois tu repars sans rien.

Cette recherche du prix le plus bas se mélange aussi à une inquiétude sur l’évolution des tarifs. Des automobilistes disent venir parce qu’ils craignent une hausse prochaine, d’autres précisent qu’ils évitent le « plein de précaution« . Et c’est là que la critique s’impose, sans moraliser, faire des pleins à répétition ou stocker en jerrican, ça aggrave mécaniquement la situation. En résultat, les stations les plus attractives deviennent les premières à décrocher.

Cartes en temps réel et réflexes simples pour éviter la panne

Le premier réflexe, c’est de ne pas attendre le voyant. Les conseils qui reviennent sont clairs: ne laisse pas ton réservoir descendre sous un quart, ça te donne une marge si ta station habituelle est en rupture. Dans les zones où les stations TotalEnergies se vident vite, arriver « sur la réserve » peut te forcer à faire deux ou trois stations de suite, ce qui ajoute du stress et du trafic inutile autour des pompes.

Deuxième réflexe, vérifier avant de te déplacer. Le site prix-carburants.gouv.fr et des applis comme Essence&Co affichent les disponibilités et les ruptures en temps réel. Ce n’est pas parfait, une situation peut changer rapidement, mais ça évite souvent un aller-retour pour rien. Dans les faits, quand une station est annoncée en rupture de diesel, tu peux directement viser une autre enseigne, ou une station indépendante.

Troisième réflexe, accepter de diversifier, même si tu as tes habitudes. Les stations indépendantes ou d’autres réseaux peuvent avoir du stock quand une station très fréquentée est à sec. Et si tu dois choisir, garde en tête que la hausse des tarifs est mesurée autour de 10% en moyenne selon des données relayées récemment, ce qui pèse sur le budget, mais ne justifie pas de se ruer sur une seule enseigne. L’évolution reste incertaine, et la situation est décrite comme tendue mais fragmentée, avec des ruptures surtout localisées.