61, 153 ou 183 € de remise par enfant : comment ne pas passer à côté de cet avantage fiscal cette année ?

Un parent remplit sa déclaration d’impôts avec un enfant scolarisé
La réduction pour frais de scolarité doit être demandée lors de la déclaration 2026.

61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen, 183 euros pour un étudiant, c’est la réduction d’impôt liée aux frais de scolarité à demander lors de la déclaration 2026. Le piège, c’est qu’elle ne tombe pas toute seule, vous devez la réclamer, sinon vous passez à côté. Le principe est simple, c’est un montant forfaitaire, pas un remboursement de cantine, de fournitures ou d’activités. Il faut vivre fiscalement en France et avoir un enfant à charge scolarisé au 31 décembre 2025, y compris dans un établissement à l’étranger. Et si vous êtes en garde alternée, vous ne touchez que la moitié, ce détail change vite le calcul.

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Les montants 61, 153 et 183 € selon collège, lycée, supérieur

La règle, c’est un forfait par enfant, selon le niveau d’études. Pour la déclaration 2026, la réduction d’impôt est de 61 au collège, 153 au lycée, et 183 dans l’enseignement supérieur. Ce n’est pas une aide « au réel », vous ne déclarez pas les tickets de cantine, vous déclarez juste une situation scolaire à une date précise.

Ce point-là crée des déceptions, parce que beaucoup imaginent une prise en charge des dépenses, alors que le fisc parle d’une réduction forfaitaire. Luc, père de deux enfants, résume bien le malentendu : « Je croyais que je pouvais compter les frais de rentrée, au final c’est une somme fixe, mais bon, ça se prend ». Si vous avez plusieurs enfants, l’addition devient plus visible.

Retraite : c’est confirmé, vous garderez cet avantage fiscal si vous gagnez moins de 2 500 € par mois

Exemple concret, un foyer avec deux enfants, un collégien et un lycéen, vise 61 + 153, soit 214 euros de réduction d’impôt, à condition d’être imposable. Et si tu as un étudiant rattaché, tu ajoutes 183 euros. Attention à un détail souvent oublié, ces montants n’ont pas bougé depuis des années, même avec l’inflation, donc l’avantage existe, mais il ne suit pas la hausse des coûts scolaires.

Les cases 7EA à 7EG à remplir sur la déclaration 2042

Pour l’obtenir, vous devez déclarer le nombre d’enfants concernés dans la rubrique dédiée aux frais de scolarité, sur la déclaration 2042. Concrètement, on remplit les lignes 7EA, 7EB, 7EC, 7ED, 7EF, 7EG selon le niveau scolaire et la situation familiale. Ce n’est pas glamour, mais c’est là que tout se joue, et l’avantage n’est pas automatique.

Le critère de base, c’est le domicile fiscal en France. Ensuite, l’enfant doit être à charge et scolarisé durant l’année scolaire en cours au 31 décembre 2025, dans un établissement public ou privé, en France ou à l’étranger. Si on déclare trop vite, on peut se tromper de case entre collège, lycée et supérieur, et on perd la réduction correspondante, ce n’est pas rare.

Un conseil pratique, vérifie la situation de chaque enfant au 31 décembre, pas « à la rentrée » ni « au moment où on remplit ». Sophie, qui fait les déclarations dans son couple, raconte un cas classique : « mon fils est passé au lycée en septembre, j’ai failli le mettre en collège par automatisme ». Là, vous voyez l’écart, 153 au lieu de 61 €, ça vaut deux minutes de relecture.

Garde alternée, décès et débat Cour des comptes sur la niche

En garde alternée, la règle est mécanique, chaque parent ne bénéficie que de la moitié de la réduction. Donc un lycéen ne donne pas 153 euros, mais 76,50 par parent. Le fisc donne un exemple parlant, une famille avec trois enfants, un lycéen en alternée, un collégien en garde principale, un étudiant rattaché, obtient 320,50 au total, soit 61 + 76,50 + 183.

Autre situation prévue, si un des conjoints décède en cours d’année, la réduction bénéficie au conjoint survivant, à condition qu’il compte l’enfant à charge au 31 décembre. Dit autrement, l’administration regarde qui a l’enfant fiscalement à la fin de l’année, pas qui a payé le plus de fournitures. Ce genre de précision évite des erreurs, surtout dans les foyers recomposés où la charge peut bouger.

Il y a aussi une critique de fond, la Cour des comptes a pointé le dispositif en 2023, parce qu’il bénéficie à tous les ménages au-dessus du seuil d’imposition, sans condition de ressources, avec environ 2,2 millions de ménages bénéficiaires. Elle suggère plutôt de renforcer l’allocation de rentrée scolaire à coût constant. Donc oui, c’est une réduction utile, mais son avenir politique n’est pas garanti, l’évolution reste incertaine si l’État cherche des économies.