1er et 11 août 2026 : électricité en hausse et Livret A qui grimpe – à quoi devez-vous vous attendre cet été ?

Un foyer examine une facture d’électricité et son épargne sur smartphone
Entre hausse de l’électricité, ajustement du Livret A et fin du démarchage, août rebat les cartes.

Deux curseurs très suivis par les ménages bougent dès le 1er août 2026 : la facture d’électricité augmente pour les foyers restés aux tarifs réglementés, et l’épargne réglementée retrouve un peu de rendement avec la remontée du Livret A. Ces ajustements sont techniques, mais leurs effets se lisent rapidement, sur un budget mensuel déjà contraint et sur les arbitrages entre consommation et épargne de précaution. Dans le même temps, un changement attendu sur le terrain de la protection des consommateurs entre en vigueur : à partir du 11 août, le démarchage téléphonique à des fins commerciales devient interdit. Entre hausse de prix, légère respiration côté épargne et nouvelle règle de prospection, le mois d’août impose de vérifier ses contrats, ses habitudes de contact et, parfois, de revoir ses calculs.

A découvrir absolument :

La CRE relève de 2,5% les tarifs réglementés d’électricité au 1er août

La hausse moyenne annoncée est de 2,5% sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité, appliquée à partir du 1er août. Elle concerne environ 20 millions de foyers, ceux qui n’ont pas basculé vers une offre de marché. Pour donner un ordre de grandeur, l’impact est estimé à environ 26 euros par an pour une consommation de 4,5 MWh, ce qui replace l’augmentation dans une logique de petits montants répétés plutôt que de choc immédiat.

Le moteur de cette évolution est le TURPE : le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, composante intégrée aux tarifs réglementés avec le coût d’approvisionnement et certaines taxes. Concrètement, le TURPE finance les réseaux, leur maintenance, leur développement. Quand il augmente, la hausse se diffuse aux clients concernés, même si leur consommation n’a pas changé. Cette mécanique rappelle que la facture ne dépend pas uniquement du prix de l’énergie, mais aussi du coût du système qui l’achemine.

Facture d’électricité : hausse dès août 2026 – le TURPE grimpe de 3% et ça se voit sur l’addition

Une nuance s’impose : ce relèvement ne touche pas de la même manière les ménages en offre de marché, dont les conditions tarifaires suivent des contrats spécifiques. Il pousse, en pratique, à relire la ligne tarif réglementé sur ses factures, et à vérifier si l’écart avec une offre alternative est réel, durable, ou seulement promotionnel. Le changement peut aussi peser davantage sur les logements chauffés à l’électricité, même si la hausse est donnée en moyenne.

Le Livret A monte à 1,7% et le LEP reste à 2,5% dès le 1er août

Le Livret A voit son taux annuel passer de 1,5% à 1,7% au 1er août 2026. Le mouvement s’applique automatiquement, sans démarche, et le LDDS suit la même dynamique. Il s’agit d’un rebond après des baisses intervenues plus tôt dans l’année. Pour beaucoup d’épargnants, la hausse sera visible surtout sur la durée, car l’intérêt dépend du niveau d’encours et se mesure à l’échelle annuelle.

Cette revalorisation reste mesurée au regard d’une inflation encore mentionnée à 2,4% sur une période récente, ce qui alimente l’idée d’un rendement qui protège imparfaitement le pouvoir d’achat. À titre d’exemple chiffré donné dans les sources, une épargne moyenne de 7 800 euros ne générerait qu’environ 15,60 euros de gains annuels supplémentaires, ce qui explique la frustration de certains titulaires malgré la remontée du taux.

Dans le même temps, le LEP reste fixé à 2,5%, alors que la formule de calcul aurait conduit à un niveau inférieur, autour de 2,2% selon les éléments rapportés. Cela crée un écart important entre livrets, mais tout le monde n’y a pas accès, car il est conditionné à des critères de ressources. Cette situation peut encourager les ménages à mieux répartir leur épargne, tout en rappelant une limite : la liquidité et la sécurité du Livret A se paient par un rendement qui peut rester sous l’inflation.

L’interdiction du démarchage téléphonique commercial s’applique à partir du 11 août

À compter du 11 août, le démarchage téléphonique à des fins commerciales devient interdit. La mesure vise les appels non sollicités qui alimentent les plaintes de consommateurs, notamment dans les secteurs où les offres se multiplient et où les arguments sont parfois difficiles à vérifier en temps réel. Pour le grand public, la conséquence la plus immédiate est une baisse attendue des appels surprise, à la maison comme sur mobile.

Le changement déplace aussi le rapport de force dans la vente à distance. Les entreprises devront s’appuyer sur d’autres canaux, ce qui peut réduire la pression ressentie par certaines personnes âgées ou isolées, souvent ciblées par des scripts insistants. Mais l’évolution peut aussi générer des contournements, par exemple via des démarches présentées comme de l’information ou du service. La vigilance reste nécessaire : l’interdiction ne transforme pas automatiquement chaque contact en démarche fiable.

Dans la vie quotidienne, ce nouveau cadre incite à reconsidérer les réflexes de protection, même si les appels se raréfient. Un consommateur qui reçoit encore une sollicitation devra s’interroger sur l’origine du numéro, la nature réelle de la demande et, surtout, éviter toute décision sous pression. Le point positif tient à l’objectif de tranquillité. Le point de nuance, c’est que l’efficacité dépendra des contrôles et de la capacité à faire respecter la règle, ce qui se jugera sur les premières semaines d’application.