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La pension moyenne de droit direct des retraités résidant en France s’établit à 1 705 € bruts par mois. Le chiffre, publié par la Drees, donne une photographie utile, mais il ne dit pas tout, parce qu’il mélange des trajectoires très différentes, du salarié du privé au fonctionnaire, du cadre à la carrière hachée. Autre donnée à garder en tête: la France comptait 17,3 millions de retraités fin 2024, y compris ceux vivant à l’étranger, avec une population en hausse de 0,7% sur un an. Et ce que vous touchez peut s’éloigner de la moyenne, entre prélèvements sociaux, niveau d’imposition et éventuels revenus complémentaires.
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La Drees fixe la pension moyenne à 1 705 € bruts
La Drees retient une pension moyenne de droit direct de 1 705 € bruts par mois pour les retraités vivant dans l’Hexagone. Cette moyenne correspond à la pension globale d’une personne, en additionnant ses différentes pensions, mais sans inclure la pension de réversion. Concrètement, quelqu’un qui a eu deux carrières, par exemple privé puis public, peut cumuler plusieurs lignes de retraite.
Ce chiffre est donné hors paiement de la CSG et des autres cotisations sociales, ce qui compte dans la vraie vie. Selon les situations, le montant net peut se retrouver nettement inférieur, parce que les prélèvements varient selon les revenus. Et il y a un autre filtre: l’impôt, qui dépend du niveau d’imposition du foyer. Même pension brute, ressenti différent, surtout quand le budget logement et santé grimpe.
La hausse sur un an est limitée, 0,8% par rapport à 2023, où la moyenne était de 1 666 € bruts. Ça peut surprendre, surtout si on a en tête des revalorisations plus visibles. Mais la Drees met en avant un effet démographique: les retraités les plus âgés disparaissent, et de nouveaux retraités arrivent souvent avec des pensions plus modestes, ce qui tire mécaniquement la moyenne vers le bas.
Brut, net, régimes: ce que la moyenne ne raconte pas
Quand on parle de retraite moyenne, il faut déjà savoir de quoi on parle. La méthode est simple: on additionne toutes les pensions versées et on divise par le nombre de retraités. Sauf que, derrière, on a des régimes différents et des règles qui ne se ressemblent pas. Les affiliés à Agirc-Arrco touchent par exemple une complémentaire, en plus de la base.
Sur les ordres de grandeur, certaines données de référence donnent 1 541 € nets par mois pour une pension moyenne brute de droit direct de 1 666 chez les nouveaux retraités résidant en France. Et si on ajoute l’éventuelle réversion, on monte à 1 692 € bruts dans cette photographie-là. Ça montre un point important: deux personnes à la retraite ne sont pas comparables si l’une a une réversion et l’autre non.
Autre repère parlant: la pension moyenne du régime général est donnée à 891 € bruts par mois. Et pour les personnes ayant une carrière complète, la pension de base moyenne est à 1 326 € bruts. Dit autrement, si on ne regarde que la base, on peut vite être loin des 1 705 € bruts, parce que la moyenne globale inclut aussi des complémentaires et des parcours plus rémunérateurs. C’est là que la moyenne peut être trompeuse, et franchement, ça mérite d’être dit.
Privé, public, genre: pourquoi les écarts restent persistants
Les écarts entre secteurs restent marqués. Des analyses indiquent que la retraite moyenne des agents de la fonction publique est supérieure d’environ 15% à celle des salariés du privé, notamment parce que la proportion de cadres est plus forte dans l’administration. Et les modes de calcul diffèrent, côté public, on regarde les 6 derniers mois de traitement, côté privé, les 25 meilleures années, dans la limite du plafond.
Sur des exemples de profils, des ordres de grandeur circulent: un fonctionnaire de catégorie A autour de 2 850 € bruts mensuels, contre près de 2 450 € pour un cadre du privé, tandis que les montants se rapprochent davantage sur les emplois moins qualifiés. Là encore, c’est une moyenne de profil, pas une promesse. Et un détail compte: primes et trajectoires de carrière peuvent changer fortement le résultat final.
Il y a aussi les inégalités entre hommes et femmes, mises en avant dans les publications récentes. Et au-delà des écarts, la répartition est très étalée, une part significative des retraités perçoit moins de 1 000 € mensuels, quand une minorité dépasse 3 000 €. Ce grand écart a des implications concrètes: arbitrages sur le logement, renoncement à certaines dépenses de santé, ou au contraire capacité à aider les enfants et petits-enfants, ce qui pèse sur l’économie familiale au sens large.
Sources
Après plusieurs années dans le commerce, j’ai changé d’orientation pour devenir rédactrice spécialisée dans tout ce qui touche aux seniors et aux aides de l’état. Vous découvrirez sur ce site mes articles liés aux retraites, aux allocations familiales, chèques et indemnités ou encore des actualités en lien avec les économies des Français.