Le premier changement de mains n’a pas été le bon pour le groupe allemand Karstadt. Peut-être que le second le sera avec l’Autrichien Rene Benko. C’est la seconde tentative de redressement pour ces grands magasins allemands en quatre ans.

Une acquisition prévisible

La chaîne de magasins Karstadt rassemble environ 100 magasins dont KaDeWe, implanté à Berlin. René Benko avait déjà un bras plongé dans les activités du groupe puisque l’année précédente, il avait acquis une grande partie du capital de certains de ces magasins. Il s’agit notamment du secteur luxe et sport. Une tentative de rapprochement avec le groupe concurrent Kaufhof n’avait pas abouti avant l’apparition de René Benko.

Loin des médias

Rene Benko à travers sa société Signa Holding va absorber 83 magasins Karstadt écartant ainsi l’investisseur américain Nicolas Berggruen à la tête du groupe. Ce nouveau dirigeant entend œuvrer en toute tranquillité pour le redressement de Karstadt et exclut donc tout contact direct avec les médias. Ses actions seront surtout focalisées sur un dialogue constructif avec les représentants du personnel pour trouver un compromis sur les stratégies de restructuration à mettre en œuvre. Néanmoins, aucun détail supplémentaire n’a été livré.

Investissements non suffisants

Lorsque le groupe de distribution Karstadt était sur le point de déposer son bilan en 2010, Nicolas Berggruen est apparu comme son sauveur. Les actions de ce fils d’un marchand d’art ont été ensuite critiquées par les syndicats et au sein de certains médias. Ses investissements ont été jugés insuffisants. Une des cadres dirigeants, Eva-Lotta Sjöstedt, a même démissionné de son poste prétextant qu’elle n’a pas reçu le soutien qu’elle aurait souhaité obtenir du nouveau dirigeant. L’exercice fiscal 2013-2014 affiche une baisse de -3.9% se traduisant par une perte nette de 34 millions d’euros. Pour y remédier Signa a déclaré qu’elle a déjà injecté plusieurs millions d’euros dans les liquidités de Karstadt.

Facebook Comments

Comments are closed.