C’est le troisième sommet sur l’emploi des jeunes qu’organise l’Europe. Celui-ci se tiendra à Milan aujourd’hui, mais risque d’être tendu pour la France, qui rencontre des problèmes avec la Commission européenne sur le budget du pays.

Le chômage des jeunes

Depuis Juillet 2013, l’Union Européenne à organisée 3 sommets pour parler du chômage des jeunes de moins de 25 ans, qui est un vrai fléau pour tous les pays d’Europe. Ces sommets mettent en évidence que 4,9 millions de jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, soit un total de 23,3% de cette catégorie. C’est un chiffre très haut, et naturellement, il inquiète les pays européens.
En Juillet 2013, lors du premier sommet organisé à Berlin, il avait été décidé de consacrer 6 milliards d’euros à cette cause. Cette somme devait être étalée sur 2 ans, dans les pays de l’Union Européenne qui avait un taux de chômage des jeunes supérieur à 20%, soit 20 pays concernés.

Le débat qui va être lancé aujourd’hui, par ces 20 pays concernés, sera sur l’accélération de la mise à disposition de ces fonds d’aides, ainsi que sur une durée supérieure. En effet, ils estiment que pour voir une baisse de ce chômage, il faudra que les fonds soient étalés jusqu’en 2020, avec une somme atteignant les 20 milliards d’euros. Ce débat sera donc à l’ordre du jour à Milan.

La mauvaise position de la France

Le point le plus important, soulevé par plusieurs dirigeants d’Etat membre, réside dans la hausse de la croissance. Ils estiment que sans cela, aucune baisse conséquente du chômage ne pourra être constatée.
Le problème pour la France, c’est qu’elle préconise un plan d’investissement, sur un montant important et aussi sur une plus forte durée, mais son discours restera certainement non entendu par les autres pays, puisqu’ils ont tous en tête le problème du budget 2015 de la France.
En effet, le projet budgétaire de la France pour cette année 2015 ne respecte pas les engagements pris auprès de Bruxelles sur un plan de déficit budgétaire, puisqu’il présente un déficit à 4,3% au lieu des 3% prévu et aussi sur un plan structurel puisque la France annonce un ajustement à 0,2% au lieu des 0,8% prévus.

Michel Sapin à annoncé hier que ce budget ne serait pas révisé, dans l’intérêt des citoyens français. Mais si ce projet est refusé par Bruxelles, des remises en forme pourraient être exigées dans les 2 mois au risque d’avoir des sanctions. Mais ces sanctions entraîneraient toute la zone euro, qui arrive doucement à sortir de la crise. C’est pour cette raison que la voix de la France risque de ne pas être entendue, puisque l’inquiétude est générale.
Cependant, la Commission à déjà annoncée qu’elle n’engagerai surement pas de sanctions pour ne pas replonger l’Union Européenne dans la crise.

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  1. Delphin

    Je pense que l’Europe, a force de nous forcer a obtenir une forte croissance, cela influe sur notre capacité à faire baisser le chômage, il faut rompre avec l’Union Européenne, elle nous ruine !