Après avoir signalé ne pas pourvoir tenir les engagements budgétaires annoncés, la France à du remettre un nouveau projet de loi de finances pour l’année 2015. Ce projet doit être étudié par Bruxelles le 15 octobre 2014, mais le doute subsiste, puisque le projet risque de déplaire en son état actuel.

Les comptes ne sont pas bons

Le projet de loi de finances pour l’année 2015, devait répondre à des engagements, pris par la France, dans le cadre d’une amélioration du budget français. Mais ces engagements ne sont pas respectés dans ce projet, rédigé par le ministre de l’économie, Michel Sapin.
En effet, le déficit budgétaire devait être ramené à 3% du PIB en deux ans, ce chiffre ne sera atteint qu’en 2017. Mais le point le plus sensible de ce projet est surtout sur l’effort structurel demandé. L’objectif de la France, sur ce point, n’atteint même pas le quart de ce qui était prévu, et est, en plus, en dessous des 0,5%, qui sont exigés dans les textes de lois.

Le commissaire aux Affaires économique, qui est Jyrki Katainen, bientôt remplacé par Pierre Moscovici, pour le mois de Novembre, vont avoir du travail pour éviter les sanctions de Bruxelles, si un avis négatif est retourné, suite à la lecture du projet. En effet, Bruxelles à le choix de renvoyer cet avis négatif, et il n’y aura pas de procédure immédiatement. Mais la France, devra montrer sa bonne foi et sa remise en cause, car si des « mesures effectives » ne sont pas constatées rapidement, des sanctions lourdes pourraient touchées la France en 2015.

Ce que va faire la France

Pour convaincre Bruxelles, mais aussi tout les autres pays de l’Union Européenne, la France va devoir tout d’abord prouver son économie de 21 milliards d’euros, qui rend sceptique encore quelques parties.
Elle devra aussi se servir des « circonstances économiques exceptionnelles », pour obtenir des délais plus long pour réduire le déficit budgétaire du pays.

Les réformes structurelles seront aussi à prendre en considération par la France, et cela à déjà commencé avec les réformes pour la sécurité sociale par exemple, parue la semaine dernière. Ce sont des réformes difficiles à gérer et surtout à faire accepter, mais il faut en passer par là pour réduire ce déficit.

La France doit donc faire ces preuves face a Bruxelles, en énumérant toutes les mesures prises dans le sens de la réduction du déficit budgétaire, tout en chiffrant chacune de ces mesures. Elle doit montrer sa bonne foi à faire des efforts.

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