Les élus ainsi que les partenaires sociaux de la Nouvelle-Calédonie se sont mis d’accord en vue d’une réduction des inégalités sociales et d’un redressement des comptes publics. Pour ce faire, des réformes dans divers secteurs notamment au plan fiscal ont été engagées par les autorités de l’île. Le lancement de cet important programme a eu lieu cette semaine.

Objectif principal de cette réforme fiscale engagée : réduire les inégalités sociales sur la période 2014-2018

Cynthia Ligeard qui est la présidente du gouvernement de la Nouvelle Calédonie a elle-même reconnu que la situation budgétaire de l’île est difficile et très préoccupante. Elle a pointé du doigt les besoins des régimes sociaux qui peuvent être estimés à 1,2 milliard d’euros pour les 10 prochaines années. Pour la première responsable du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, il est urgent de trouver des solutions fiables et durables à la situation des régimes sociaux qu’elle n’a pas manqué d’annoncer pratiquement en cessation de paiement. De son côté, le directeur de l’Institut des statistiques et des études économiques a également dépeint l’état de pauvreté dans lequel se trouvent les ménages de l’île. Selon ce dernier, 17% de la population de la Nouvelle-Calédonie vit sous le seuil de la pauvreté. Il a en outre insisté sur le fait que les inégalités n’ont pas connu de recul sur l’île ces 20 dernières années.

Quelles sont les solutions envisagées par cette réforme fiscale en Nouvelle-Calédonie ?

Au vu de l’urgence, les partenaires sociaux et les élus de la Nouvelle-Calédonie ont pris un certain nombre de mesures fiscales. Parmi les dispositions prises pour freiner les inégalités sociales, il y a la mise en place de la Contribution générale de Solidarité au taux de 1% sur tous les revenus du travail et de 2% sur les revenus bruts du capital. Au programme de ce vaste mouvement, figure également une Taxe générale à la consommation à instaurer au plus tard le 1er janvier 2016. Enfin, cette réforme fiscale prévoit la création d’une taxe sur les plus-values de cessions mobilières, un impôt sur les plus-values immobilières et une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés au taux de 3%.

Facebook Comments

Comments are closed.