Interrogée sur les réformes mises en place afin de réduire le déficit de chaque état de la zone euro, Christine Lagarde, la présidente du FMI, a tenu à préciser qu’aucune mesures n’était jugée trop importante. Loin de la situation connue par la Grèce en pleine crise économique, le but est pour chacun d’engager des changements sur le long terme.

Une consolidation budgétaire en cours

Au lieu de viser une réduction du déficit national en un temps très court, chaque pays a élaboré des nouveaux modèles économiques qui vont permettre de faire des économies sur les prochaines années. Particulièrement bien pensées, les propositions faites vont dans le but d’une consolidation qui ne pourrait être faite en bouleversant complètement l’économie. Pour autant, les restrictions décidées sont nécessaires et paraissent comme les plus logiques. Il est donc impossible de parler de mesures trop restrictives. Une simple augmentation du PIB de 0,3% indique qu’elles sont appropriées. La progression du PIB devrait se poursuivre de façon lente mais solide, construisant les nouvelles bases de l’économie de demain.

L’Allemagne comme soutien de l’Europe

Même si le FMI se dit satisfait de la situation actuelle de l’Europe, elle regrette que l’Allemagne ne s’investisse pas davantage pour relancer l’économie européenne. Possédant les moyens dynamiques et financiers de donner une bonne impulsion, elle semble rester sur la gestion individuelle de son état. La création d’emplois salariés dans cette zone aurait pour conséquence d’augmenter le pouvoir d’achat des allemands. Plus enclins à dépenser hors de leurs frontières, les fonds récoltés par les autres états permettraient de mettre en œuvre à leur tour des incitations de reprise des investissements des entreprises. Le rôle de l’Allemagne est donc central dans la reprise économique européenne et il serait important qu’elle accepte de jouer le jeu.

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