SFR et Numericable, ont fusionnés au cours de cette année 2014, pour faire face à la concurrence. Il existe cependant 4 points de litiges que l’Autorité de la concurrence a relevés, et souhaite faire changer, pour une équité, dans ce vaste domaine de la téléphonie. Nous allons donc expliquer ces 4 points de litiges, et ce que propose l’Autorité pour y remédier.

Le monopole en Outre-Mer

La fusion de ces deux enseignes de téléphonie pose un réel problème de concurrence, en Outre-Mer. En effet, avec cette combinaison, la part du marché détenue à Mayotte sera de 90%, et pour la réunion de 70%. Ce qui est inadmissible pour l’Autorité de le concurrence, puisque ceci s’apparente à du monopole.
Pour régler ce problème, il faut que Numericable revende son opérateur Outremer Télécom. Cependant, il explique que le problème de doublage vient uniquement des réseaux mobiles, et il ne souhaite donc pas céder à son réseau téléphone fixe de Outremer Télécom.
Cette proposition est en train d’être étudiée par l’Autorité, qui donnera son accord ou non, pour que cette fusion SFR-Numéricable fonctionne sous le respect de l’Autorité.

La régularisation des tarifs

Avec cette fusion, le nouveau groupe bénéficie d’un fort réseau en haut débit, grâce aux réseaux câblés de Numericable et à la fibre de SFR. C’est alors que la concurrence estime ne pas pouvoir atteindre ce niveau avant au moins 4 ans pour Orange, et encore plus pour Bouygues. Les opérateurs ne sont donc plus sur un pied d’égalité, ce qui ne convient pas à l’Autorité, qui explique que, à terme, sera à la même hauteur que Orange.
Elle rappel donc que ce groupe à subit des restrictions, comme le fait qu’il ne peut plus décider des tarifs de location de ces réseaux. L’autorité pense donc à fixer des obligations équivalentes à SFR Numericable, en aménageant des tarifs dans des zones précises, le temps que les concurrents se mettent au niveau sur le haut débit.
Il reste une question à se poser: Est-ce que le haut débit est un marché important ou non ? Si la réponse est oui, les contraintes de SFR-Numericable devraient être très sévères.

Le conflit d’intérêt

Vivendi est une multinationale française, qui est spécialiste de la communication et du divertissement. Il détient des parts dans le monde de la téléphonie (20% de SFR-Numericale) ainsi que dans la télévision (propriétaire de Canal Satellite et Canal+).
Le problème est que ces deux groupes ont un intérêt dans la télévision payante, ce qui risque de créer le conflit d’intérêt. Ce que redoute l’Autorité, c’est que Vivendi influence les initiatives commerciales de SFR, et que SFR est accès à des données confidentielles sur les concurrents.
Pour éviter ce problème, l’Autorité propose que les administrateurs des différents groupes, soient en fait des mandataires, qui ne participeraient pas aux réunions des autres groupes. Soit, l’Autorité peut décider que Vivendi ne pourra plus choisir ses administrateurs. Ces solutions sont encore en cours d’étude.

Une plus faible concurrence internet

Les entreprises ont souvent recours à internet, et choisissent leur fournisseurs via des appels d’offres. Avant, il y avaient trois différents concurrents: Orange, SFR et Completel, détenu par Numericable.
Avec la fusion, il n’y aurait donc plus que deux concurrents, ce qui pourrait entraîner à terme une hausse des prix. Les entreprises ne sont pas prêtes à dépenser plus dans ce domaine, et ce manque de concurrence pose un sérieux problème à l’Autorité. Elle ne demandera donc pas la fermeture de Completel, mais la cession de certaines infrastructures, pour que les opérateurs puissent proposer des offres de détails plus avantageuses pour les entreprises.

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