L’Union Européenne exige pour chaque pays européen, le maintien d’un déficit maximum de 3% du PIB. Hors, la France annonce un déficit de 4% du PIB pour 2014. Il devient donc urgent de revoir le cap des économies, pour revenir au barème de 3% pour 2015, sous peine de sanctions de la part de l’Union Européenne.

Un gouvernement girouette, qui change d’avis, en termes d’économie politique

Alors qu’il y a une semaine, le gouvernement annonçait, avec une grande surprise, réduire les efforts sur la dépense publique pour 2015, il annonce finalement tout le contraire le 9 septembre 2015, en remettant sur le tapis l’objectif de 21 millions d’euros d’économie pour 2015. Cette nouvelle annonce aurait pour but de rassurer Bruxelles et Berlin, qui n’avaient pas apprécié d’entendre Michel Sapin, indiquer que l’objectif de 21 millions d’euros d’économies pour 2015, ne serait pas respecté. Cela, du fait de la grande faiblesse de l’inflation. En effet, il faut savoir que l’inflation a une énorme influence sur les dépenses publiques, ainsi que sur les objectifs en termes d’économies. Pour exemple, avec une inflation de 1, 5%, le gel des prestations sociales aurait permis d’économiser près de 1 milliard d ‘euros, mais une inflation nulle, réduit à néant cette hypothétique économie.

Trouver désormais 2 milliards de nouvelles mesures économiques

Selon Christine Lagarde, il faut maintenir le cap des économies, et ne pas utiliser la baisse de l’inflation, comme un paravent, pour repousser à plus tard, les efforts mis en place pour 2015. Le gouvernement doit donc tout reprendre depuis le début, et trouver deux milliards de mesures supplémentaires, pour les économies pour 2015. Il s’agit là d’une tâche qui s’annonce compliquée, du fait que le budget pour 2015, est déjà bouclé depuis juillet 2014.

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