C’était attendu, c’est maintenant fait. La BCE a en effet annoncé des mesures qui visent à soutenir l’activité dans la zone euro. En contreparties néanmoins de réformes structurelles à mettre en place au niveau des Etats membres.

Les décisions prises par la BCE

Tout d’abord, une nouvelle baisse des taux courts. Cela aura pour effet d’inciter les banques, dans une recherche de rentabilité, à utiliser leurs propres liquidités, d’une part pour se les prêter entre elles, et d’autre part pour accorder davantage de crédits à leurs clients.
Ensuite, l’objectif affiché d’acheter certains actifs bancaires à certaines banques, dans le but de rendre plus solides les bilans de celles-ci. Cela concerne essentiellement les établissements de crédit situés dans des pays sortant doucement de la crise (Espagne, Portugal…). Toujours dans l’optique qu’avec un bilan plus solide, elles pourront octroyer davantage de crédit, à la fois aux particuliers et aux entreprises.

Un impact direct sur l’euro

Les marchés ont immédiatement réagi à ces annonces, l’euro atteignant ainsi son plus bas niveau depuis plus de treize mois face au dollar. De leurs côtés, les marchés actions ont fortement grimpé, Paris clôturant sur une hausse de 1.65%. Les opérateurs ont salué un signal fort, d’une politique monétaire qui va dans le sens souhaité.
Car ces mesures ont pour but avant tout de relancer la demande interne, par deux biais : la relance du crédit, et une meilleure compétitivité à l’international.
Pour autant, il ne s’agit là que d’une aide ponctuelle, dans un contexte où la BCE revoit une nouvelle fois à la baisse des perspectives de croissance. Si ces décisions répondent favorablement aux demandes des différents gouvernements, la reprise de la consommation et de l’investissement n’auront comme véritable moteur que le retour de la confiance. Et là, ce n’est plus le rôle de la BCE…

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