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Pierre Gattaz, président du groupement Medef, propose l’idée qu’une entreprise n’a plus à se justifier dans le cas où elle décide de procéder au licenciement d’un employé.

Les principes de Pierre Gattaz

L’industriel Français nous fait part de son avis lors d’une conférence à L’Opinion vendredi. Un peu plutôt en Avril, il a avancé une proposition de SMIC intermédiaire consistant à permettre aux jeunes et aux personnes à la recherche d’emploi de sortir du chômage. Nous voici six mois après, Pierre Gattaz nous fait une nouvelle suggestion. Selon lui, une entreprise n’a pas à s’expliquer en cas de licenciement.

Apparemment, ce chef d’entreprise veut éradiquer le traité 158de l’organisation internationale du travail contraignant chaque société à fournir une raison valable avant de congédier un salarié en France. Cette convention 158 énonce que la raison du licenciement doit d’être fondée. Ceci implique qu’elle devrait être tangible et réfléchie.

D’après Gattaz, une telle complication de traitement au sein d’une enseigne ne résoudra point les problèmes et ceci retarde d’autres embauches.

Il prend en référence l’Allemagne. Ce dernier n’a pas adhéré à cette convention ainsi que plus d’une trentaine d’autres pays, contrairement à la France qui a ratifié cet accord depuis 1982.

Une réponse de Jean-Emmanuel Ray

Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit à Sorbonne a exprimé son point de vue sur la chaîne Europe1. Selon lui, il n’est pas convenable de ne pas fournir à un auxiliaire l’origine de son renvoi. Par ailleurs, il faudrait que le licencié ait enfreint des règles, ait commis une mauvaise conduite ou a dû nuire au bon déroulement des activités au sein l’entreprise. Le renvoi doit suivre une certaine règle consistant à expliquer par entretien les raisons du licenciement. Par la suite, une lettre doit être transmise au licencié afin qu’il puisse l’utiliser devant le tribunal de prud’hommes.